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JARDIN DE BAGATELLE

JARDIN DE BAGATELLE

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Suffocations euphoriques.

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Il est de ces flots enflammés dont la famélique folie m’effraie

Des fumées encensées où poudres et paillettes m’attraient

Des fonds embrumés dont tu imbibais secrètement le creux de tes poignets.

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Il était, non de féeriques fois, mais des instants sans âge

D’où ta névrotique voix convoquait d’inavouables images

Comme l’étincelle d’une bouche amoureuse détruit en chérissant

Teinté de pêche, lamé de rouge, glacé d’argent, le souvenir de ton visage.

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Je n’ai pas à regret la surface ondoyante

De saphirs et de cristaux liquides serpentant dans l’or et le miroir

Cerclant d’ébène livide une face de lune crépitante

Citerne flamboyante au corps de ton regard.

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Je ne me souviens de l’arrogant bouquet épinglé au front de ta poitrine

Où narcisse et jasmin fusionnant sur les ossements de tes lignes

En un parfum volage et austère, noyant sous les volutes vulgaires

Ce que tu as pour toi du verbiage de la vermine.

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Comme l’éternel échec éteint et accroit

Le vain vœux de conquête de ton sein narquois

Je noierais en d’autres fêtes le troublant dédain

Et perdrais de nouveau la tête au fin fond de tes jardins.

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