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DU KÔDÔ AU SMELL BAR

DU KÔDÔ AU SMELL BAR

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VERSION INTÉGRALE

PROJET DE THÈSE

© Tous droits réservés.

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En Mai 2015, une table ronde intitulée « Esthétique de l’Art olfactif » s’étant tenue à la Maison de la culture du Japon à Paris – et reprenant les axes du colloque international « La création olfactive » ayant eu lieu à la Sorbonne en 2014 – a permis de nuancer la pluridisciplinarité de l’olfaction par son interculturalité.

Comme le souligne Chantal Jacquet et contrairement aux pratiques japonaises, l’idée d’un art olfactif indépendant des usages religieux, médicinaux et érotiques communément attribués au parfum n’est apparue en occident qu’au XXe siècle. Elle renvoie selon elle à « une évolution de la conception de l’œuvre d’art remettant en cause le privilège accordé à la vue et à l’ouïe pour s’ouvrir à de nouvelles formes d’expression. L’emploi artistique des odeurs et des parfums découle d’un mouvement de critique de l’art établi, ainsi que de la désacralisation de l’œuvre immuable qui serait pieusement conservée dans les musées.» L’émergence conséquente d’un art olfactif incarnant plus justement l’éphémérité nouvellement reconnue aux œuvres d’art, engendre dans son mouvement l’avènement de problématiques propres aux spécificités de l’olfaction. La question de la monstration et de la mise en exposition figurant parmi les principales.

Le patrimoine et la médiation olfactive ayant fait l’objet de mes précédentes recherches en Esthétique et Muséologie, l’étude successive de l’expographie olfactive s’inscrirait dans une progression réflexive. Elle me permettrait en effet de simultanément approfondir et actualiser mes travaux.