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« Et Dior créa la Miss »

« Et Dior créa la Miss »

Christian Dior disait :

« Même lorsqu’il n’y a plus de secret, la mode demeure un mystère. » 

Il est ici une délicate tentative de désigner la manière dont les idéaux les plus simples peuvent engendrer des mécanismes à la complexité gargantuesque.

En témoigne la célèbre requête, aussi naïve qu’irréaliste :

« Make me a fragrance that smells like love. » 

Dans toute son utopie, cette faveur fut l ‘étincelle créatrice d’un des plus précieux héritages de la maison Dior.

Mondialement connue sous la fraicheur des traits de Nathalie Portman, coiffée de roses, enrubannée de satin, Miss Dior est plus qu’une femme et rien moins qu’un mythe.

A l’occasion de son prochain investissement du Shanghai Sculpture space le 20 Juin prochain, retour sur l’exposition temporaire qui avait enchanté la galerie du Grand Palais l’hiver passé.

Douze jours, quinze artistes, un seul esprit.

Stimulants et prometteurs, les paradigmes de ce challenge étaient multiples.

Entre valorisation d’un patrimoine florissant –littéralement – et évènementiel de renom, la trame de l’exposition offrait une vue imprenable sur le traitement visuel de la muse moderne.

Christian Dior appréciait la compagnie des artistes, point qui légitime sans doute à lui seul l’initiative de convoquer quinze plasticiens autour de la figuration de sa Miss. Concurrençant par cette démarche l’ensemble des Hélène et autres Vénus picturales, le concept de la rétrospective Miss Dior n’est ni plus ni moins que la mise au point de la figuration – ou transfiguration – de l’idéal féminin en art contemporain.

Infini des possibles, multiplicité des supports.

Miss Dior voyait son essence s’incarnait aussi bien dans un tissage traditionnel mexicain reprenant le motif du pied de poule, que dans un court métrage figurant la nuit des lucioles qui a inspiré sa naissance.

Elle était tout aussi fortement présente dans la sculpture de Lee Bul, offrant au spectateur de pénétrer dans une grotte aux miroirs, une cloche de lumière, un moment de surnaturel et de réflexion. Citons également le nœud monumental de Joana Vasconcelos, ainsi que la splendide sculpture de papier de Tomoko Shioyasu qui a su retenir mon attention lors de mes régulières visites à la Galerie Courbe.

L’œuvre que j’ai néanmoins considérée comme la plus féconde à l’incarnation de l’esprit Miss Dior fut la photographie intitulée Bow, d’Hannah Starkey.

D’origine irlandaise, cette artiste fut la seule à user – malgré la prétendue véracité du médium photographique – d’un abstrait que je qualifierais de pertinent.

Son projet était de s’atteler à la peinture de l’essence par le biais des traits de la femme qui l’a elle-même inspiré, Catherine Dior, la sœur cadette de l’enchanteur.

Plus qu’un éloge idéalisé, Bow se veut le stimulus renvoyant aux valeurs et caractères de celle que Mitzah Bricard – modèle et conseillère de Christian – appelait « Miss Dior ».

Nous verrons entre autres comment cette œuvre, de par ses partis pris géométriques et colorimétriques, transcende l’éloge de la femme pour s’atteler à la création du mythe.

L’intrigue est immédiate, puisque rien dans cette photographie ne fait à première vue, acte de figuration.

Vous pensez confronter le dos d’une femme décapitée sur un fond anonyme, complexe d’étrangeté sur lequel ont été rajoutés de ci de là, une plume et un ruban noir semblant faire échos au nœud papillon tatoué sur la nuque du modèle.

L’interrogation première nait de l’incohérence du bouquet, ainsi que de la décapitation feinte par la jeune femme qui replie simplement le visage sur sa poitrine.

L’on peut en effet distinguer la courbe de son crâne ainsi que la matière brune des cheveux.

Conjointement, malgré le flou de second plan, on peut imaginer que le fond ondulant est une sculpture sur laquelle viennent se mirer les reflets du ciel et du paysage alentour.

Il s’agit en effet d’une Vénus de Fernando Botero datant de 1989 et actuellement visible à l’Exchange Square de Londres.

Notez l’allusion que nous avions précédemment faite aux Vénus des arts classiques.

C’est donc de façon aussi littérale que symbolique que Miss Dior prend appuie sur les idéaux artistiques pour asseoir son charisme.

En me limitant au cadre de l’image, je dirais que ce qui m’a instantanément marquée dans la composition photographique n’est autre que l’intentionnelle déconstruction du corps féminin.

En effet, considérez l’impression consentie de décapitation ainsi que le cadrage resserré sur le dos. Nous sommes entièrement dans une volonté d’anonymat, non pas uniquement du modèle, mais du corps humain dans son intégralité.

Conjointement et parallèlement à ce démembrement, les ondulations de la sculpture en arrière-plan – qui nous le savons maintenant, sont les drapés recouvrant le bas ventre de Vénus – se donnent à lire comme la possible chute de reins manquante au corps démantelé.

Autrement dit, dans la composition même de l’image, c’est une insuffisance du corps qui se voit dénoncée. Et consécutivement, une illégitimité de la stature humaine à se faire réceptacle de l’esprit de Miss Dior.

Comme si ce dernier, dans son idéal et son onirisme, ne pouvait pas simplement s’apparenter à la typologie féminine.

C’est alors que la mise en scène de la décapitation prend toute son importance.

Car si cette dernière peut symboliquement ôter l’identité, elle renvoie primitivement à la guillotine et donc au retrait de la vie.

Cette dernière possibilité est toutefois invalidée par l’aspect feint de la décapitation.

Comme nous l’avons précédemment souligné, la photographie prend le parti de laisser la base du crâne visible, sans doute pour éviter au spectateur de se perdre dans des interprétations tragiques.

Ce n’est donc pas tant la mort qui se donne ici à lire que l’anonymat du corps.

Ce qui offre un premier point d’ancrage à la référence de Catherine Dior.

L’anonymat et la discrétion étaient autant ses marques de fabrique que la volupté et le désir étaient celles de la maison de couture de son frère.

En effet, si Christian avait pour ambition de conquérir les sphères du luxe, et donc pour habitudes de régulièrement se mettre en avant, les activités de Catherine au cours des années quarante faisaient de l’anonymat un de ses besoins les plus vitaux.

Chargée de taper des rapports clandestins pour un mouvement de Résistance franco-polonais, elle est, pour cause, arrêtée par la Gestapo en 1944 puis déportée et gardée captive durant neuf mois.

Marquée à jamais par ces évènements, elle est à jamais demeurée la source d’inspiration tenue à l’écart de tous les projecteurs.

Un bout d’authenticité dans un monde de frivolités.

D’où sans doute la volonté de Starkey de figurer une femme de dos, dans l’intention d’illustrer le désintéressement et la non appartenance de cette femme au monde si envoûtant que son frère s’attelait à bâtir.

Pour revenir au motif de la décapitation, nous ne sommes pas tant ici dans une annihilation de l’homme face aux idéaux, que dans ce qui s’apparenterait à une scène de baptême.

Considérons l’ensemble du corps que le cadrage de l’image nous empêche de constater. Nous serions ce me semble, plus en raccord avec l’intentionnalité de l’artiste si nous concevions que le modèle s’incline devant la statue de Vénus de Botero.

De la même façon qu’un roi s’agenouille pour se faire couronner, c’est ici un nouveau visage –si ce n’est une nouvelle essence – que reçoit celle qui prétend incarner Miss Dior.

Plus qu’un sacrement, MD serait d’avantage la promesse d’une renaissance.

C’est ainsi que les éléments de photomontage, le ruban et la plume, qui pouvaient paraitre hasardeusement placés dans l’espace, se voient octroyer une place plus que légitime.

Un triangle semble en effet se dessiner, remplaçant curieusement l’ovale d’un visage humain. A chacune de ses pointes figurent ce qui pourrait faire acte de symboles, le ruban noir ainsi que le nœud papillon renvoyant naturellement au blason de la maison. Monsieur Dior disait en effet que le nœud était « L’ornement le plus naturel pour une robe car il permet très simplement de fermer ou nouer un vêtement. »

La plume quant à elle, pouvant renvoyer à la légèreté et la douceur féminine  incarnerait d’avantage ici la fugacité. Cette dernière prend toute sa légitimité dans le cadre d’une création fantasmagorique à l’image de Miss Dior.

L’on pourrait également s’attarder sur la nature du nœud tatoué dans la chaire du modèle, comme si, ne nouant pas seulement occasionnellement un vêtement, il maintenait définitivement en place l’ensemble des pôles du triangle précédemment décrit.

Consolidant dans le paradoxe la fugacité d’un ruban libre et d’une plume portée par le vent. Maintenant dans la demi-teinte ces éléments liés pour permettre la naissance de l’idéale Miss. Ainsi, sur les épaules d’une femme que l’on imagine prolongées par la chute de reins d’une Vénus noire, se dresse un visage symbolique composé de légèreté et d’élégance, le tout noué par un nœud tatoué qui semble le centre de gravité de cette photographie.

Miss Dior s’incarne finalement dans une composition profondément chimérique, inspirée par la femme, mais qui ne lui ressemble que dans ses plus utopiques figurations. Elle est hybride.

Ne reste qu’à laisser terré – ou non – ce qui se cache d’effrayant sous la volupté bricolée.

A-t-on jamais  loué avec autant de ferveur les figures arcimboldesques que mademoiselle Portman ? Quand le conte de fée bercé de roses et de senteurs sucrées laisse-t-il finalement place aux tortueuses mécaniques des idéaux féminins ?

C’est étrangement sous cette facette que nous retrouvons un lien plus pertinent avec la sœur de Monsieur Dior.

Lorsque sous les fantaisies des parures et des fleurs, se révèle la véritable nature de Catherine, une femme s’étant engagée par amour et ayant payé si cher cet acte de dévotion que le restant de sa vie fut mené dans le silence.

Peu importe le caractère audacieux et séduisant de MD, Catherine ne se retrouve en rien dans cet idéal préfabriqué de conte de fées.

L’un des mérites de Bow tient essentiellement dans la dénonciation de cette facétie.

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Un second pourrait résider dans la complexité de sa composition.

Comme nous l’avons déjà abordé lors de la distinction des divers éléments de la photographie, Hannah Starkey fait véritablement acte de virtuosité dans l’entrelacement des symboliques.

La géométrie de l’image va nous permettre d’éclairer d’avantage ce point.

Si nous devions tout d’abord tracer un axe de gravité pour centraliser l’ensemble de la composition, il couperait par évidence le dos du modèle en une verticale, symétrique à chacune des épaules. Il recouperait également le nœud tatoué que nous avions déjà évoqué comme garant de l’union du tout, et donc, l’une des pointes du premier triangle que nous avions eu l’occasion de dessiner entre les différents symboles de Miss Dior.

A ce premier, nous distinguons l’écho d’un second triangle, celui naturellement formé par l’inclinaison du dos du modèle, joignant respectivement l’extrémité de chaque épaule à la pointe formée par la nuque.

Coïncidence, cette dernière pointe se positionne parfaitement sur l’axe de gravité de l’image. Nous sommes donc en présence de deux triangles inversés qui s’entrecoupent via un axe incitant à s’intéresser à l’alignement de leur contact.

La géométrie nous invite à méditer la rencontre du symbolique et de l’humain, du transcendant et du factuel.

Le célèbre plafond de la chapelle Sixtine s’impose par évidence à l’occasion d’une pareille réflexion.

L’on visualise sans peine cette célèbre peinture intitulée La création d’Adam.

Y sont respectivement représentés le Dieu créateur ainsi que le premier des hommes issus de ses dons, chacun figuré comme une entité parfaitement autonome.

Entièrement au repos, Adam attend le contact divin dans la nonchalance.

Le transcendant lui, drapé dans un manteau gonflé d’anges, se penche avec intérêt sur son œuvre, tout entier dans l’intentionnalité de donner la vie.

De même dans la photographie de Starkey, on retrouve ces orientations dans le positionnement des triangles figurant respectivement l’homme et la muse.

Celui formé par les épaules possède une base large et parfaitement parallèle au cadre inférieur de l’image, il est donc stable, au repos.

Tandis que celui formé par les composants symboliques voit sa base basculer en avant, comme dans l’intention de se pencher afin d’entrer en contact avec son conjoint.

Nous pouvons également souligner que le triangle « humain » semble être isocèle, ce qui renforce sa stabilité et conforte son équilibre.

Si le triangle « symbolique » ne possède pas cette régularité, on remarque néanmoins qu’il s’agit d’un triangle rectangle, ce qui appuie sur la notion de contact idéal.

En mathématique l’angle droit permet de donner lieu à quantités de théorèmes et donc, de vérités logiquement démontrées.

Dans le cas de cette photographie, que le triangle symbolique soit finalement rectangle en la pointe qui recoupe le triangle humain renvoie à une notion de contact parfait, de toucher divin, d’interpénétration idéale.

Autrement dit, d’engendrement adéquat à l’égérie.

Ainsi, Dieu créa l’homme, et Dior créa la Miss.

Autre similarité entre les deux œuvres, nous pouvons noter que l’axe marquant l’intersection des deux entités est toujours légèrement décalé par rapport à l’axe central de l’image. Comme si le contact même n’était pas l’action principale mais simplement le déclencheur de ce qui est supposé retenir l’attention du spectateur.

Ainsi donc le lieu du contact serait décalé afin de laisser l’espace central libre, et symboliser le « à venir » d’un fait plus important.

La naissance d’une icône, par exemple.

Néanmoins il convient de marquer la nuançassion essentielle dans la confrontation de ces deux œuvres sur le thème du contact.

La création d’Adam de Michel Ange est mondialement connue pour, en réalité, figer le non contact entre l’index du créateur et celui d’Adam. C’est dans cette intentionnalité de toucher qui n’aboutit pas que réside le fait que  l’homme soit fait à l’image de Dieu, et non pas à son égal.

Cependant chez Hannah Starkey, nous ne sommes pas seulement dans un contact accompli mais bien, comme nous l’avons déjà évoqué, dans une interpénétration des entités. D’où le thème cité un peu plus tôt d’ « engendrement » de Miss Dior comme étant le fruit d’une interfécondation.

Cette hypothèse permet à la présence de la Vénus de Fernando Botero de prendre tout son sens en temps qu’arrière-plan. Notamment car nous avions plus tôt cité que les ondulations de la matière permettaient de savoir que c’est devant le bas ventre de Vénus qu’avait été prise la photographie.

Par un jeu de mise en abime, la fécondation de la femme par l’esprit de Miss Dior se joue devant le ventre maternel de Vénus, comme si ce dernier se destinait à être le lieu de gestation de l’incarnation de MD.

Une femme, fécondée par une symbolique transcendante et appelée à se développer dans le sein de Vénus. Sous cet aspect clairement mythologique se joue un idéalisme débordant, voir délirant.

Bien loin de la modestie de Catherine Dior, la Miss semble se donner les moyens de répondre plus que de raison aux ambitions de magnificence de la maison qui l’inspire.

Ambitieuse et dévorante, capricieuse et délirante. Névrosée dans l’incrédible.

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La colorimétrie pourrait toutefois faire œuvre d’éclaircissement quant à l’appétit gargantuesque des ambitions de Miss Dior.

En effet les échos de couleurs  – volontairement – mis en place entre les symboles insérés en photomontage et les reflets renvoyés par la sculpture de Botero, permettent de mettre en place des points d’équilibre ainsi que des échos de sens.

Notons par exemple le contact –encore et toujours – symétrique entre un élément blanc et un élément noir.

Le ruban affleurant l’auréole de lumière sur la partie gauche de la photographie, la plume effleurant la chevelure du modèle sur la partie droite.

Pour développer de nouveau la problématique du contact qui semble véritablement être le centre de méditation de cette œuvre, nous ne sommes pas ici dans l’interpénétration, simplement dans la caresse, l’éphémère, le « à peine ».

Ce qui permet en un sens de compenser le degré d’intensité du mouvement de fécondation des deux triangles dont nous avons précédemment parlé.

De façon non pas symétrique mais centrale, nous pouvons en suivant évoquer l’écho présent entre le rose du nœud papillon tatoué et l’ensemble des reflets bleus – surement ceux du ciel- présents sur la statue. Ces derniers, par l’étendue de leurs aplats et l’ondulation des matériaux dont ils émanent, forment visuellement une sorte de vague, l’on pourrait aller jusqu’à retrouver un mouvement similaire dans la vague de Kanagawa d’Hokusai.

Mais je m’égare.

Le dernier écho que je souhaitais pointer du doigt est basé sur la couleur chaire du dos de la jeune femme ainsi que sur les reflets de ce qui doit être un bâtiment présent dans l’Exchange Square de Londres, en face de la Vénus de Botero. Ce raccord couleur suggère le corps du modèle comme une structure, une architecture en bref, un corps contenant en attente de contenu. Et donc, bel et bien un réceptacle.

De ce fait, la colorimétrie de cette œuvre permet de mettre en évidence la danse des antipodes qui s’instaure dans la volonté même de raccorder la personnalité de Catherine à l’esprit de la maison de couture.

Avec la scène géométrique d’interfécondation d’un corps humain par l’esprit de Dior, il était prévisible de retrouver la confrontation des couleurs sexués que sont le rose et le bleu – sans besoin de surinterpréter la dominance du bleu et le mouvement de vague.  La symétrie linéaire nous offre quant à elle le classique ballet de l’ombre et de la lumière qui permet de rappeler que là où scintillent les paillettes, les coulisses sont souvent bien plus sombres.

Ainsi, Bow joue des couleurs pour mettre en place des axes d’interprétation, et figurer comment MD cumule et entasse les extrêmes sans parvenir à les fusionner de sorte à créer une impression de confusion et d’incohérence totale.

A terme, c’est finalement dans une volonté de décrédibiliser les ambitions débordantes de Miss Dior que s’inscrit la photographie d’Hannah Starkey.

Sous les traits d’une abstraction prétendue, géométrie et couleur révèlent la nature d’un discours qui censure.

Bow s’appuie sur l’accablante vie de Catherine Dior pour discréditer les idéaux féeriques gravitant autour de la Miss supposée lui rendre hommage.

Les dénoncer en tant que facéties clownesques indignes de la véritable inspiratrice du parfum patrimonial.

Complexe dans l’entrelacs des symboliques,  brillant par le travail de ses références, et idéalement placée au sein du parcours de l’exposition, ce n’est ni plus ni moins qu’un cheval de Troie dont Starkey fait cadeau à la rétrospective de la maison.

Plus subtile que le « J’accuse » de Zola, Bow devient tout bonnement fascinant par l’entrelacs en demi-tons de ses figurations, masquant l’adhésion virulente à la dénonciation de la mascarade du Luxe.

Reste que la complexité de sa lecture – qui lui a, entre autres, permis d’intégrer le panel des œuvres présentées – l’empêche également de livrer le message dont on l’a missionnée.

A terme, les grecs demeurent prisonnier de leur propre embuscade, incapables d’assiéger l’ennemi. Sans doute mourront-ils à l’orée de ce qui semblait être le pas décisif vers la victoire.

Ainsi, dans la fatalité de l’échec révolutionnaire, Bow trouve le véritable moyen de rendre fidèlement hommage à Catherine : taire ses partis pris dans l’anonymat.