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MORPHO AURORA

MORPHO AURORA

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Chrysocolle et chrysalide

Cri formol aux aldéhydes

Aux Néréides et leurs corolles

Et Hespérides aux auréoles.

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Alcool.

Le ciel était liquide, mouillé d’encre, lamé d’argent, moiré d’étoiles.

La mer sordide, piquée d’ancres, pailletée au cyanure, alvéolée de gasoil.

Lucioles et luscinioles qu’affriolent le chagrin

Tandis que livide, ton souffle s’étiole entre mes mains.

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Indole.

Que restait-il de l’éclat de tes iris, où topazes et turquoises moquaient avec délice

L’opalescence céruléenne, évanescence diamantée, iridescence mondaine.

Que restait-il du glas de tes caprices, où tanzanite et azurite miroitaient l’avarice

La fluorescence bleutée de tes envies souveraines.

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Vitriol.

Que restait-il de tes courbes, sanglées de saphirs et de cristaux

Lorsque des pierreries éteintes n’émane aucun élixir

Et que de tes promesses ne me parviennent que les échos.

Que restait-il de ta cobalt phosphorescence

Si l’étau de mon étreinte n’avait su en libérer les maux

Et l’insolente fragrance.

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Chrysocolle et chrysalide

Cri formol aux aldéhydes

Au viol des Sylphides

Aux piérides et leur envol.

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