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PATRIMONIALISATION OLFACTIVE – CAMEROUN

PATRIMONIALISATION OLFACTIVE – CAMEROUN

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VERSION INTEGRALE

RAPPORT DE STAGE

 © Tous droits réservés.

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« Le projet de recherche mené par Yves Girault prend son origine dans la projection de ce que pourrait être le musée en Afrique. Cette interrogation découle de la volonté première de rompre avec l’approche ethnocentrée privilégié sous l’emprise coloniale.

Le post colonialisme ayant successivement engendré un impératif de création d’un état nation d’Afrique, ce dernier s’est principalement solutionné par recours au médium expographique. Un constat majeur tenait alors en ce que le biais muséal fut exploité afin de compenser la création arbitraire des états nations, notamment par la diffusion d’une unité nationale et ce, au détriment de la valorisation des spécificités locales.

De fait, parce que les propositions de musées dans les pays du sud reproduisent fortement le modèle occidental, et parce que les populations locales souhaitent désormais mettre en lumière la particularité de leur culture, il apparaît nécessaire d’interroger la teneur du musée en Afrique. Cet enjeu se retrouve notamment dans les actes des rencontres Bénin, Ghana, Togo publiés par l’ICOM en 1992.

Le projet de recherche s’est d’abord focalisé sur le Grassland du Cameroun (savane des hauts plateaux volcaniques situés dans l’ouest du pays) où réside près d’un tiers de la population camerounaise, soit environ 5 millions d’habitants. L’objectif s’est ensuite resserré sur le groupe ethnique le plus important du pays – la culture des Bamilékés – puis sur la route des chefferies et enfin, sur la chefferie de Fondjomekwet.

Conçues comme de « Véritables centres de pouvoir traditionnel et séculaire, les chefferies Bamilékés constituent le noyau dur autour duquel émanent et convergent toutes les expressions culturelles des royaumes. Lieux dépositaires du patrimoine matériel et immatériel, porteuses des valeurs identitaires des peuples concernés, ces chefferies, dirigées par les chefs traditionnels, sont depuis une vingtaine d’années en proie aux mutations diverses, dans un chaos culturel, social, traditionnel et religieux… » Composée de 11 villages de groupements et de 15 000 habitants – dont 10 000 vivent dans la diaspora – Fondjomekwet est une chefferie géré par le chef supérieur : Sa Majesté Djombissié Kamga Yves. Ses locaux ayant été brûlés durant l’Indépendance, elle se révèle matériellement bien plus pauvres que les autres chefferies. »

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