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VITRIOL D’OEILLET

VITRIOL D’OEILLET

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Milord.

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A nulle autre pareille les roses qui débordent

De vos complexes compliments et complètes complaisances

A faire de toute vieille chose, une horde de splendeurs

Mêlant le confis à l’insolence et le farouche à la candeur.

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A toute à chacune la baie et le poivre scintillent au bord de vos lèvres

Enserrant d’autant de ferveur la résille, le corps et les ardeurs qui les soulèvent

A d’autres semblables le battement de vos cils étiquetant les secondes

Comme à toute fable, un couple d’aiguilles suffit à rythmer le monde.

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A l’unique éclat de votre distinguée pupille

Dont sans égal, le chimique attrait persiste

Dans un tout métallique de lumière, de facettes et de broutilles

Paillette l’amère poison d’une idéale améthyste.

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Les milles fleurs giroflées faiblissent, flétrissent et se fanent

En un cadavérique amas de pétales lisses comme du papier

Confiture de florilèges, sucrière de manigances, éternel amalgame

Chaque nouvel arpège souffre son lot de silence et de soufflets.

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A chaque bois dont le panache pépite votre crinière

A moi la moustache d’où crépite votre garçonnière

Que le dandy daigne se défaire des dorures qui le cachent

Et, orgueillet heureux qui se fâche, ôter l’orgueilleux oeillet de sa boutonnière.

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